Copains › Se faire de nouveaux amis quand on est plutôt réservé
Quand on met du temps à être à l’aise avec les autres, comment se faire de nouveaux amis ?
Il y a un truc assez agaçant quand on est plutôt réservé : les gens qui te connaissent bien ne te décriraient probablement pas du tout comme quelqu’un de réservé.
Avec tes amis, tu parles, tu plaisantes, tu racontes des conneries, tu peux discuter pendant des heures. Le problème commence surtout quand personne ne te connaît encore.
Parce qu’il te faut du temps.
Et dans beaucoup de situations sociales, du temps, justement, on ne t’en donne pas beaucoup.
La première impression n’est pas toujours la bonne
Une première rencontre favorise naturellement ceux qui savent être immédiatement à l’aise. Ils parlent facilement, rebondissent sur une plaisanterie, racontent une anecdote et donnent rapidement une idée de leur personnalité.
Quand tu es plus réservé, les autres voient parfois seulement la partie émergée.
Tu écoutes davantage. Tu observes. Tu cherches encore comment fonctionne le groupe. Tu as peut-être des choses à dire, mais tu ne vas pas interrompre trois personnes pour les placer absolument dans la conversation.
Résultat : quelqu’un peut repartir en pensant que tu es discret alors qu’un ami qui te connaît depuis dix ans éclaterait de rire en entendant cette description.
Une première rencontre photographie parfois davantage notre niveau d’aisance que notre personnalité.
Entrer dans un groupe déjà constitué, c’est encore autre chose
Il y a aussi cette situation assez classique : tu arrives quelque part et les autres se connaissent déjà.
Ils ont leurs histoires, leurs références, leurs plaisanteries. Ils savent qui parle beaucoup, qui aime quoi, qui va rebondir sur quel sujet. Toi, tu dois apprendre tout cela en même temps que tu essaies de participer.
Ce n’est pas forcément désagréable. Mais cela demande une énergie particulière.
Et lorsque la soirée se termine, tu peux très bien avoir apprécié les gens tout en ayant le sentiment qu’ils n’ont pratiquement rien vu de toi.
Ce sentiment n’est pas absurde. Ils ne t’ont effectivement vu qu’une fois.
Être silencieux ne veut pas dire ne rien avoir à dire
Dans une conversation à plusieurs, la parole n’est pas distribuée équitablement. Certains pensent à voix haute. D’autres préfèrent savoir ce qu’ils veulent dire avant de le dire.
Certains racontent facilement leur vie. D’autres commencent par poser des questions.
Et il y a des personnes qui deviennent passionnantes dès que la conversation quitte les banalités des dix premières minutes.
Ce sont parfois elles qui te parleront pendant une heure d’un film, d’un voyage, d’un bouquin, d’architecture, de musique, de cuisine ou d’un sujet auquel tu ne t’intéressais même pas avant de les écouter.
La réserve n’est donc pas un manque de personnalité. C’est souvent simplement une personnalité qui ne se livre pas immédiatement.
Le déclic arrive souvent à la deuxième ou troisième fois
La première fois, tu apprends les prénoms.
La deuxième, tu sais déjà un peu qui est qui. Tu peux reprendre une conversation commencée la fois précédente. Quelqu’un se souvient de ce que tu lui avais raconté. Une petite plaisanterie revient.
La troisième fois, tu ne rentres plus tout à fait dans une pièce remplie d’inconnus.
Et c’est souvent là que quelque chose change.
Tu réfléchis moins à la façon dont tu vas être perçu. Tu parles davantage comme tu le ferais avec quelqu’un que tu connais. Ton humour apparaît. Tes centres d’intérêt aussi.
Pour certaines personnes, il faut déjà se connaître un peu pour commencer vraiment à faire connaissance.
Le problème n’est donc pas toujours de rencontrer plus de monde
On conseille souvent à quelqu’un qui veut se faire des amis de multiplier les sorties, les activités et les rencontres.
Ce conseil n’est pas faux. Mais quand on met du temps à être à l’aise, accumuler les premières rencontres n’est pas forcément ce qui aide le plus.
Tu peux rencontrer vingt personnes différentes en un mois et rester vingt fois au stade des présentations.
À l’inverse, revoir trois ou quatre personnes plusieurs fois permet à chacun de sortir progressivement de son rôle de « nouveau ».
La question devient alors moins : « Comment rencontrer davantage de gens ? »
Et davantage : « Avec qui ai-je envie de passer assez de temps pour que nous puissions vraiment nous découvrir ? »
Tu n’as pas besoin de devenir plus extraverti
C’est peut-être le point le plus important.
Le but n’est pas d’apprendre à devenir celui qui anime la table, raconte les meilleures histoires ou parle à tout le monde en arrivant.
Si ce n’est pas toi, ce n’est pas toi.
En revanche, tu peux choisir des situations dans lesquelles ta façon d’être a le temps d’exister : des groupes pas trop grands, des rencontres où l’on peut réellement parler, et surtout des occasions de revoir les mêmes personnes.
Avec les bonnes personnes, le moment arrive où tu cesses de te demander quoi dire.
Et généralement, c’est plutôt bon signe.
Et si certaines personnes ne te « captent » pas tout de suite ?
Ce n’est pas nécessairement un problème à résoudre.
Tout le monde ne sera pas sensible aux mêmes personnalités. Certaines personnes aiment les relations très spontanées. D’autres apprécient justement ceux qui se découvrent plus lentement.
Une amitié n’a pas besoin de convaincre tout le monde.
Elle a seulement besoin que deux personnes aient suffisamment envie de continuer la conversation.
C’est aussi quelque chose auquel nous avons pensé avec Copains
En imaginant Copains, nous ne voulions pas qu’une seule rencontre décide immédiatement de tout.
On commence par quelques échanges, puis une première conversation. Et si le courant semble pouvoir passer, l’idée est justement de se revoir dans différentes situations et avec différentes personnes.
Parce qu’un gars assez discret pendant une première rencontre peut se révéler drôle, passionné ou intarissable deux rencontres plus tard.
Et parce que nous préférons laisser un peu de temps aux affinités plutôt que de transformer une première impression en verdict.
On ne peut pas savoir en une heure qui deviendra un copain.
Une première conversation suffit.
Si tu vis autour de Lorient et que tu te reconnais un peu dans tout ça, tu peux découvrir tranquillement l’idée de Copains.
Il n’y a rien à réussir et aucune personnalité à jouer. Le but est simplement de voir si nous pourrions avoir suffisamment de choses en commun pour avoir envie de nous revoir.
Découvrir CopainsParfois, il faut déjà se connaître un peu pour commencer vraiment à faire connaissance.