Copains  ›  Nouveau à Lorient : se créer un cercle d’amis

Nouveau à Lorient : comment se créer un cercle d’amis quand on ne connaît presque personne ?

Au début, découvrir une nouvelle ville peut être assez agréable. Et puis arrive parfois un vendredi soir où l’on réalise qu’on ne sait pas vraiment à qui proposer d’aller boire un verre.

Tu connais peut-être déjà les plages, deux ou trois bonnes adresses, le chemin du boulot et l’endroit où acheter ton pain. Tu as même commencé à reconnaître quelques visages.

Mais connaître une ville et avoir des gens dans sa vie, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les amis d’avant sont toujours là, bien sûr. Seulement, ils sont à deux heures, cinq heures ou parfois beaucoup plus. Un dîner improvisé ou un dimanche après-midi ensemble demande désormais un agenda, un billet de train ou un plein d’essence.

À 35 ans, personne ne vient plus te chercher dans la cour de récré

Quand on était étudiant, les rencontres arrivaient presque toutes seules. On passait des journées avec les mêmes personnes. On se retrouvait le lendemain, puis la semaine suivante. Certaines devenaient des amis sans qu’on ait vraiment eu à organiser quoi que ce soit.

À l’âge adulte, c’est différent. Chacun a son travail, son couple parfois, ses enfants pour certains, ses habitudes et déjà son petit monde.

Tu peux donc rencontrer quelqu’un de très sympa… et ne jamais le revoir.

Ce n’est pas forcément que le courant n’est pas passé. Souvent, personne n’a simplement fait le pas suivant.

Quand on arrive dans une nouvelle ville, il faut parfois provoquer un peu ce qui se faisait autrefois tout seul.

Dire « je viens d’arriver » est plutôt un avantage

On peut être tenté de cacher le fait qu’on ne connaît encore presque personne. Comme si cela disait quelque chose de nous.

En réalité, c’est une excellente phrase pour commencer une conversation.

« Je viens de m’installer à Lorient, tu me conseilles quoi dans le coin ? » ouvre beaucoup plus facilement une discussion que d’essayer de donner l’impression qu’on maîtrise déjà tout.

Les gens aiment souvent parler de leur région, conseiller un restaurant, une balade, un festival ou un endroit qu’ils apprécient. Et certains se souviennent très bien de ce que c’était d’arriver eux-mêmes quelque part sans connaître grand monde.

Il n’y a donc aucune raison de jouer au local après quinze jours.

Choisir des endroits où l’on peut revenir

Une soirée ponctuelle peut permettre de rencontrer beaucoup de monde. Mais si ton objectif est de te faire des amis, les endroits où tu peux revoir les mêmes personnes sont souvent plus intéressants.

Une activité sportive régulière. Une association. Un atelier. Un groupe de randonnée. Du bénévolat. Un club autour d’une passion. Un rendez-vous culturel qui revient.

La première fois, tu échanges trois phrases. La deuxième, tu reconnais quelqu’un. La troisième, vous reprenez une conversation. C’est beaucoup moins spectaculaire qu’une grande soirée, mais souvent beaucoup plus efficace pour créer des liens.

Le bon critère n’est donc pas seulement : « Où est-ce que je peux rencontrer du monde ? »

Essaie aussi : « Où est-ce que je pourrais naturellement revoir les mêmes personnes ? »

Ne cherche pas immédiatement ta future bande de copains

Quand on arrive quelque part avec l’envie de reconstruire un cercle social, on peut mettre beaucoup d’enjeu dans chaque rencontre.

Celui-ci pourrait devenir un ami. Ce groupe pourrait être « mon groupe ». Cette soirée doit absolument déboucher sur quelque chose.

C’est beaucoup de pression pour un café.

Commence plutôt par accumuler de petites attaches : quelqu’un avec qui prendre un verre, une personne avec qui aller voir un film, un voisin avec qui discuter, un gars croisé plusieurs fois lors d’une activité.

Tout le monde ne deviendra pas un ami proche. Mais un cercle se construit rarement d’un seul coup. Il ressemble davantage à une toile qui se tisse petit à petit.

Au début, tu seras peut-être celui qui propose

C’est parfois la partie la moins confortable.

Tu as passé un bon moment avec quelqu’un. Vous vous êtes dit « à bientôt ». Puis chacun rentre chez soi.

Trois semaines plus tard, rien.

Quand on est le nouveau, attendre que les autres pensent spontanément à nous peut prendre longtemps. Ils ne nous évitent pas forcément : ils ont simplement déjà leurs habitudes.

Alors un message tout simple peut suffire : « Tu m’avais parlé de cette expo, ça te dit qu’on y aille samedi ? » ou « Je vais boire un verre en ville vendredi, tu veux venir ? »

Et si tu as rencontré deux personnes sympathiques séparément, pourquoi ne pas leur proposer la même sortie ? C’est parfois comme ça qu’un début de cercle apparaît.

Proposer n’est pas s’imposer. C’est donner une deuxième chance à une rencontre qui s’est bien passée.

Et quand on aimerait aussi rencontrer d’autres gays ?

Il peut y avoir une envie supplémentaire : ne pas seulement reconstruire une vie sociale, mais connaître aussi quelques autres hommes gays dans le coin.

Pas forcément pour sortir dans des lieux gays. Pas forcément pour dater. Juste parce qu’il est agréable d’avoir dans son entourage des personnes avec lesquelles certaines choses se comprennent sans avoir besoin d’être expliquées.

Les associations LGBT+, événements, réseaux locaux et groupes en ligne peuvent être de bons points de départ. Les applis peuvent aussi servir à faire connaissance, à condition d’être clair sur ce que tu cherches.

Mais ne te limite pas à « rencontrer des gays ». Cherche aussi des gens avec lesquels tu as quelque chose à partager. Une orientation commune peut faciliter la première conversation ; ce sont les affinités qui donnent envie de la continuer.

Sur ce sujet, tu peux aussi lire Rencontrer d’autres gays sans passer par les applis.

Lorient n’a pas besoin de devenir toute ta vie sociale en trois mois

Il faut parfois du temps pour qu’une ville devienne vraiment « chez soi ».

Au début, tu compares avec l’endroit d’où tu viens. Tes anciens amis te manquent. Tu peux même te demander si tu as fait le bon choix.

Puis apparaissent de petits repères : une personne à qui envoyer un message, une invitation, une habitude du dimanche, quelqu’un qui te présente quelqu’un d’autre.

Et un jour, sans vraiment t’en rendre compte, tu ne dis plus seulement « j’habite à Lorient ».

Tu commences à y avoir ta vie.

Copains peut être l’une de ces portes d’entrée

Parmi les gars auxquels nous pensions en imaginant Copains, il y avait justement ceux qui viennent d’arriver autour de Lorient et qui aimeraient commencer à connaître quelques personnes ici.

Ce n’est pas une solution miracle pour « se refaire des amis ». Les affinités ne se commandent pas.

C’est simplement une occasion supplémentaire de rencontrer quelques hommes gays du coin dans un cadre où l’on sait dès le départ que tout le monde est là pour faire connaissance.

Après, comme toujours avec l’amitié, il faut voir si l’on a envie de se revoir.

Nouveau dans le coin ?

Tu peux commencer par faire connaissance.

Si tu viens de t’installer autour de Lorient et que tu aimerais connaître quelques gars avec qui partager plus qu’un simple bonjour, découvre tranquillement Copains.

Pas besoin d’avoir déjà un réseau local, ni d’être particulièrement extraverti. Une conversation suffit pour commencer.

Découvrir Copains
L’essentiel

On ne se construit pas un cercle d’amis en un soir. Mais il faut bien une première rencontre.