Copains  ›  Être heureux en couple et garder ses propres amis

Être heureux en couple ne veut pas dire vivre uniquement à deux

On peut être très bien ensemble et avoir quand même besoin d’autres personnes dans sa vie.

Quand on rencontre quelqu’un avec qui on est bien, il se passe parfois quelque chose d’assez naturel : progressivement, on fait de plus en plus de choses à deux.

Les week-ends à deux. Les vacances à deux. Les invitations chez des amis à deux. Les soirées tranquilles à la maison à deux.

Et il n’y a absolument rien de mauvais là-dedans.

Le problème commence seulement lorsqu’un jour on réalise que, sans vraiment l’avoir décidé, le couple est devenu presque tout notre univers social.

Un couple peut prendre beaucoup de place sans qu’on s’en aperçoive

Au début, c’est même plutôt agréable. On a envie d’être ensemble. On construit des habitudes, des projets, des souvenirs. Certaines relations qui existaient avant prennent un peu moins de place et de nouvelles apparaissent.

Puis les années passent et une sorte d’organisation implicite peut s’installer.

On ne demande plus « Tu viens dîner ? » mais « Vous venez dîner ? ». On ne pense plus forcément à inviter l’un sans l’autre. Les week-ends se remplissent de projets communs et beaucoup de relations deviennent, elles aussi, des relations communes.

Cela peut très bien fonctionner.

Mais cela pose une question toute simple : où sont passées les relations qui appartiennent à chacun ?

Les amis du couple ne sont pas toujours les amis de chacun

On connaît tous ces personnes que l’on appelle spontanément « nos amis ».

Pourtant, si l’on regarde d’un peu plus près, la relation n’est pas nécessairement la même des deux côtés.

L’un est peut-être devenu très proche de Pierre, tandis que Laurent l’apprécie surtout parce qu’il est le copain de Pierre. Avec un autre, ce sera exactement l’inverse.

Et ce n’est pas un problème à résoudre.

Une amitié n’a aucune raison d’être parfaitement symétrique simplement parce que deux personnes vivent ensemble.

On peut former un couple sans devoir former une seule personne sociale.

Une petite question qui en dit parfois beaucoup

Imagine que ton compagnon soit occupé samedi prochain.

Tu as envie d’aller voir un film, de dîner dehors, de visiter une expo ou simplement de boire un verre et discuter.

À qui penserais-tu spontanément ?

Pas qui pourrais-tu éventuellement appeler après avoir parcouru tout ton carnet d’adresses. Qui aurais-tu réellement envie d’appeler ?

Il ne s’agit évidemment pas d’un test sur la qualité de ton couple. La réponse dit simplement quelque chose de la place que les amitiés personnelles occupent encore dans ta vie.

Et parfois, on découvre qu’il y en a moins qu’on ne l’imaginait.

Ton compagnon n’a pas besoin d’aimer tout ce que tu aimes

C’est même probablement une assez bonne nouvelle.

On peut partager énormément de choses avec quelqu’un sans partager toutes ses passions, toutes ses curiosités ni toutes ses envies.

L’un adore les longues discussions politiques et l’autre s’en fiche complètement. L’un pourrait passer l’après-midi dans une exposition, l’autre préférerait largement être ailleurs. L’un aime sortir, l’autre beaucoup moins.

Pourquoi faudrait-il choisir entre renoncer à certaines choses et convaincre systématiquement son compagnon de les faire ?

Un copain peut justement être celui avec qui existe cette affinité particulière.

Et quand on rentre ensuite chez soi, on a quelque chose à raconter.

Tout demander à une seule personne, c’est beaucoup demander

Nous attendons parfois énormément du couple.

Le conjoint devrait être à la fois amoureux, confident, meilleur ami, partenaire de voyage, compagnon de sortie, interlocuteur de toutes nos conversations, amateur des mêmes activités et personne avec laquelle on passe l’essentiel de son temps libre.

Certains couples fonctionnent très bien ainsi. Mais ce n’est pas une obligation.

Avoir des amis ne signifie pas qu’il manque quelque chose à la relation amoureuse. Ce sont simplement des relations différentes.

L’amour, la vie de couple et l’amitié n’ont pas besoin d’être en concurrence.

Ils peuvent au contraire donner à chacun des espaces différents dans une même vie.

Avoir ses propres copains, ce n’est pas s’éloigner

Il y a quelque chose d’assez agréable à retrouver la personne avec laquelle on vit après avoir passé quelques heures ailleurs.

On a vu d’autres gens. Entendu d’autres histoires. Parlé d’autre chose. Peut-être découvert un endroit ou vécu un moment que l’autre n’a pas vécu.

Et soudain, au lieu de commenter ensemble exactement la même journée, chacun apporte quelque chose de l’extérieur.

L’autonomie amicale n’est donc pas forcément une distance mise dans le couple.

Elle peut simplement permettre à deux personnes de continuer à exister aussi comme deux individus.

Chez les couples gays aussi, on peut vite fonctionner « par couples »

Il y a quelque chose de très agréable à connaître d’autres couples gays. Certaines expériences se comprennent immédiatement et la connivence peut être évidente.

Mais là encore, rien n’oblige à organiser toute sa vie sociale en duos.

Un homme gay en couple peut avoir envie de connaître d’autres hommes gays simplement comme copains. Sans ambiguïté particulière et sans que leurs conjoints respectifs aient nécessairement à devenir eux aussi amis.

Être gay crée parfois un terrain commun. Ensuite, ce sont les personnalités qui décident.

Et deux personnes peuvent avoir énormément d’affinités même si leurs couples, eux, n’en ont pas spécialement.

Chacun peut garder une porte ouverte

Il ne s’agit donc pas de séparer artificiellement ce qui fonctionne très bien ensemble.

Certains amis resteront des amis communs. Certaines sorties seront évidemment faites à deux. Certains couples deviendront peut-être très proches.

Mais rien n’empêche, à côté, que chacun continue à rencontrer des personnes pour lui-même.

Des gens avec lesquels il partage une conversation, une passion, un humour ou simplement cette sensation assez rare d’être bien ensemble.

Le couple reste le couple.

Et les copains peuvent rester les copains.

Dans Copains, on peut être en couple sans venir « en couple »

C’est aussi comme cela que nous imaginons Copains.

Les hommes en couple sont évidemment les bienvenus. Les deux peuvent participer si tous les deux en ont envie. L’un peut aussi être beaucoup plus présent que l’autre.

Il n’y a aucune raison de forcer les affinités à fonctionner par deux.

Parce que nous ne cherchons pas à réunir des couples.

Nous cherchons à permettre à des personnes de devenir copains.

À deux, sans vivre seulement à deux

Et si chacun gardait aussi une place pour ses propres amitiés ?

Copains réunit autour de Lorient des hommes gays, célibataires ou en couple, qui ont envie de créer des relations amicales qui leur ressemblent.

Pas pour faire moins de choses ensemble. Simplement pour que le couple ne soit pas obligé d’être tout à la fois.

Découvrir Copains
À retenir

On peut former un couple sans devoir former une seule personne sociale.