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Se faire des amis gays à Lorient et dans le Morbihan
Rencontrer d’autres gays n’est pas forcément le plus difficile. S’en faire de vrais amis, c’est autre chose.
On peut vivre à Lorient, Hennebont, Ploemeur, Guidel ou ailleurs dans le Morbihan, connaître du monde, avoir une vie sociale et pourtant constater qu’on a finalement assez peu de vrais copains gays près de chez soi.
Pas nécessairement des personnes avec lesquelles sortir une fois, ni des profils avec lesquels discuter quelques jours sur une application. Plutôt des gars qu’on a plaisir à revoir, qu’on peut inviter à dîner, appeler un dimanche ou retrouver presque au dernier moment.
Alors comment créer ce genre d’amitiés quand on est adulte ?
Pourquoi est-ce parfois difficile de se faire de nouveaux amis gays ?
La difficulté n’est pas la même pour tout le monde.
À 25 ou 30 ans, on peut avoir beaucoup de contacts et de sorties tout en trouvant que les relations restent superficielles. Lorsqu’on vient d’arriver dans la région, il faut reconstruire presque entièrement son réseau local. Avec les années, certains amis déménagent, deviennent moins disponibles ou suivent simplement d’autres chemins.
On peut aussi être en couple, avoir une vie déjà bien remplie et ressentir malgré tout l’envie d’avoir davantage de copains gays autour de soi.
Et lorsqu’on est plutôt réservé, qu’on n’aime pas particulièrement les bars ou qu’on ne se reconnaît pas dans les codes des applications de rencontre, le premier pas peut sembler encore moins évident.
Avoir envie de nouvelles amitiés ne signifie pas être seul. Cela peut simplement signifier qu’on aimerait faire une place à de nouvelles personnes dans sa vie.
Les applis permettent de rencontrer. Mais est-ce ce qu’on cherche ?
Pour beaucoup d’hommes gays, les applications constituent une façon évidente d’entrer en contact avec d’autres gays. Elles peuvent permettre de discuter et parfois de nouer de vraies amitiés.
Mais leur logique commence souvent par une photo, une attirance ou la question de savoir si l’autre pourrait nous plaire. Ce n’est pas forcément le meilleur point de départ lorsqu’on cherche simplement des copains.
Une amitié fonctionne autrement. Quelqu’un qu’on n’aurait peut-être jamais sélectionné sur une photo peut devenir une personne avec laquelle on adore discuter, rire, dîner ou partir en balade.
Lorsqu’on cherche de l’amitié, il peut donc être utile de multiplier les contextes où l’on rencontre d’abord une personne pour ce qu’elle est, plutôt que pour son profil.
Sortir de la seule logique des « lieux gays »
Pour rencontrer d’autres hommes gays, on pense naturellement aux applications, aux bars, aux soirées ou aux événements LGBT+. Ce sont des possibilités parmi d’autres, mais elles ne conviennent pas nécessairement à chacun.
Les activités sportives, culturelles, associatives ou simplement les groupes de sorties locales permettent aussi d’élargir son cercle social. Elles ont un avantage important : on partage immédiatement quelque chose à faire ou à découvrir.
Mais lorsqu’on souhaite spécifiquement avoir davantage d’amis gays, il reste une difficulté supplémentaire : créer les occasions pour que ces rencontres aient lieu sans transformer chaque rencontre en rendez-vous amoureux.
Le vrai enjeu : se revoir
C’est probablement le point le plus important.
Une bonne conversation ou une soirée sympathique ne créent pas automatiquement une amitié. Pour qu’un lien se construise, il faut généralement que les occasions se répètent.
Se revoir une deuxième fois. Puis une troisième. Découvrir les autres dans des contextes différents. Partager un repas, une balade, un film, une discussion. Commencer à avoir des souvenirs communs. Puis un jour envoyer un message sans attendre qu’une organisation extérieure propose quelque chose.
Le passage de « j’ai rencontré quelqu’un de sympa » à « c’est un copain » demande surtout du temps et des occasions de se revoir.
C’est aussi pour cela que la proximité géographique compte. Il n’est pas nécessaire d’habiter dans la même commune. Mais si chaque rencontre demande une organisation compliquée, la spontanéité devient beaucoup plus difficile.
Et quand on vient d’arriver autour de Lorient ?
Changer de ville ou de région crée une situation particulière. Les amis existent toujours, mais ils vivent parfois à plusieurs centaines de kilomètres. Les collègues peuvent devenir des connaissances, sans forcément constituer le cercle amical que l’on recherche.
Dans ce cas, le plus efficace est souvent de ne pas chercher immédiatement « des amis », mais de créer plusieurs occasions de revoir les mêmes personnes : activités régulières, associations, sorties récurrentes ou petits groupes locaux.
Découvrir Lorient et ses environs peut d’ailleurs devenir un excellent prétexte pour faire connaissance : une balade, un cinéma, un concert, un restaurant, une exposition ou simplement un verre.
Et après 50 ou 60 ans ?
Il n’y a évidemment pas d’âge pour créer de nouvelles amitiés. En revanche, les occasions spontanées peuvent devenir moins nombreuses qu’à l’époque des études ou des débuts de la vie professionnelle.
Le cercle social peut aussi avoir évolué : déménagements, séparations, amis plus éloignés, habitudes différentes. On peut donc avoir une vie parfaitement équilibrée et souhaiter malgré tout rencontrer quelques nouvelles personnes.
L’enjeu n’est alors pas nécessairement de multiplier les connaissances. Quelques relations sincères, régulières et suffisamment proches géographiquement peuvent avoir beaucoup plus de valeur qu’un grand réseau.
Quelques principes qui facilitent vraiment les choses
Accepter de faire le premier pas. Une nouvelle amitié commence presque toujours par quelqu’un qui propose quelque chose.
Privilégier les petits groupes. Ils permettent généralement de mieux discuter et de découvrir les personnalités.
Ne pas chercher uniquement des gens qui nous ressemblent. Les différences d’âge, de métier, de parcours ou de centres d’intérêt peuvent justement rendre les échanges plus intéressants.
Revoir les personnes avec lesquelles le courant passe. C’est la répétition qui transforme progressivement une connaissance en copain.
Laisser les affinités faire leur travail. On ne peut pas décider à l’avance avec qui une véritable amitié se construira.
Copains : une autre façon d’essayer
C’est précisément à partir de ces constats que nous avons imaginé Copains.
Nous sommes deux hommes en couple vivant près de Lorient. Nous avons des amis, des connaissances et une vie sociale. Mais nous avons réalisé que nous avions finalement assez peu de vrais copains gays vivant suffisamment près pour faire naturellement partie de notre quotidien.
L’idée n’est donc pas de créer une grosse communauté, un nouveau réseau social ou un catalogue de sorties. Nous aimerions plutôt réunir un petit cercle de gars autour de Lorient, suffisamment proches pour pouvoir réellement se revoir.
Des hommes d’âges et de parcours différents, mais curieux, ouverts aux autres, qui aiment discuter, découvrir et partager leurs centres d’intérêt.
Il n’y a pas de promesse magique : toutes les personnes ne deviendront évidemment pas amies. Les affinités ne se décrètent pas. Mais on peut créer un cadre qui leur donne davantage de chances d’apparaître.
On se rencontre. On apprend à se connaître. On se revoit. Et puis on laisse faire les affinités.
Et si ça te parlait aussi ?
Si l’idée d’avoir quelques vrais copains gays près de chez toi te ressemble, découvre comment fonctionne Copains.
Pas besoin d’être seul, nouvel arrivant ou particulièrement extraverti. Ce qui compte surtout, c’est d’avoir envie de rencontrer des personnes, de s’intéresser à elles et de faire une vraie place à de nouvelles amitiés.
Découvrir CopainsPas juste se rencontrer. Se revoir.