Copains › Rencontrer d’autres gays sans passer par les applis
Rencontrer d’autres gays sans passer par les applis
Tu connais peut-être ça : ton téléphone contient pas mal de contacts gays, tu as discuté avec certains pendant des semaines, tu en as rencontré quelques-uns… et pourtant, si vendredi soir tu as envie d’aller boire un verre ou voir un film, tu ne sais pas forcément à qui envoyer un message.
C’est un peu étrange. On n’a probablement jamais eu autant de moyens de rencontrer d’autres gays, et pas forcément davantage de copains.
Les applis n’y sont pas pour rien, mais ce n’est pas vraiment leur faute non plus. Elles sont surtout faites pour provoquer une rencontre. Et souvent une rencontre où l’on commence par se demander : est-ce qu’il me plaît ?
Pour se faire un copain, la question est différente : est-ce que j’ai envie de passer du temps avec lui ?
Et ça change pas mal de choses.
Commencer par ce qu’on aime, plutôt que par le fait d’être gay
Tu aimes marcher ? Le cinéma ? Les concerts ? Cuisiner ? Naviguer ? Les jeux ? Les expos ? Peu importe.
Chercher uniquement « où rencontrer des gays ? » n’est peut-être pas toujours la meilleure question. On peut aussi se demander : où pourrais-je rencontrer des gens avec qui j’aurais réellement quelque chose à partager ?
Une activité commune enlève déjà une bonne partie de la gêne des premières rencontres. On n’a pas besoin de trouver immédiatement un sujet de conversation : il est là. On regarde le même film, on marche au même endroit, on découvre la même expo, on prépare quelque chose ensemble.
Évidemment, dans une activité ouverte à tous, les autres ne seront pas nécessairement gays. Mais ce n’est pas perdu pour autant. Un cercle social se construit aussi par ricochet : un copain présente un copain, une sortie en entraîne une autre, et le réseau finit parfois par s’élargir sans qu’on l’ait vraiment planifié.
Et si tu tiens à rencontrer spécifiquement d’autres hommes gays, les groupes et associations LGBT+ peuvent justement permettre de croiser les deux : une expérience commune et de vrais centres d’intérêt.
Internet peut servir à sortir d’Internet
Ne plus dépendre des applis de rencontre ne veut pas dire jeter son téléphone dans le Scorff.
Les groupes locaux, réseaux sociaux, forums, agendas associatifs ou plateformes de sorties peuvent être très utiles. Mais on peut les utiliser autrement : non pas pour entretenir pendant trois mois une conversation virtuelle, mais pour trouver une occasion de se voir.
Parce qu’entre quelqu’un avec qui tu échanges facilement par messages et quelqu’un avec qui tu peux rester deux heures à table sans voir le temps passer, il y a parfois une sacrée différence.
Le numérique est excellent pour trouver des gens. Pour savoir si on a envie de les revoir, un café reste souvent plus efficace.
Pas besoin d’en faire un événement. Une balade, un verre après le travail, une séance de cinéma ou un café le samedi après-midi suffisent largement pour commencer.
Les lieux gays ne sont pas réservés à ceux qui aiment « sortir »
Quand on parle de rencontrer d’autres gays hors des applis, on pense vite aux bars et aux soirées. Si tu aimes ça, très bien. Mais si ce n’est pas ton truc, tu n’es pas condamné à rester chez toi.
Il existe aussi des associations, des groupes sportifs, des événements culturels, des permanences, des marches, des festivals ou simplement des rencontres ponctuelles. L’ambiance peut être très différente d’un endroit à l’autre.
Le plus utile est peut-être de ne pas se demander si l’on va « trouver des amis » dès la première fois. C’est beaucoup demander à une soirée.
On peut simplement y aller pour voir, parler avec deux ou trois personnes et repartir avec éventuellement l’envie d’en revoir une.
Une bonne rencontre n’a pas forcément besoin d’être spectaculaire.
Un futur copain ne ressemble pas forcément au profil qu’on aurait choisi
Les applis nous ont habitués à filtrer : âge, physique, distance, style, goûts… C’est pratique. Mais pour l’amitié, ça peut aussi nous faire passer à côté de pas mal de monde.
Regarde les personnes avec lesquelles tu t’entends déjà bien. Est-ce que tu les aurais toutes choisies à partir de trois photos et de cinq lignes de présentation ?
Probablement pas.
Un gars peut avoir quinze ans de plus que toi, faire un métier dont tu ne connais rien, écouter une musique que tu détestes et pourtant te faire rire toute une soirée. À l’inverse, quelqu’un peut cocher toutes les bonnes cases sur le papier et t’ennuyer au bout de vingt minutes.
Avoir des affinités, ce n’est pas forcément se ressembler.
C’est aussi ce qui rend les rencontres intéressantes : découvrir quelqu’un qu’on n’aurait peut-être jamais pensé à chercher.
Le moment un peu délicat : proposer de se revoir
Tu passes un bon moment avec quelqu’un. Vous vous quittez avec un « c’était sympa, on se refait ça ». Et puis… rien.
C’est probablement comme ça que meurent pas mal d’amitiés qui n’ont même pas eu le temps de commencer.
À l’âge adulte, chacun a son travail, son couple parfois, ses habitudes, ses contraintes. Si personne ne propose quelque chose, les semaines passent très vite.
Alors quand tu as apprécié quelqu’un, mieux vaut parfois être concret : « Ça te dit ce film jeudi ? », « Je vais voir cette expo samedi, tu veux venir ? », « On se prend un verre la semaine prochaine ? »
Oui, il peut dire non. Il peut aussi être occupé. Ou ne pas avoir la même envie. Ce n’est pas dramatique.
Mais s’il dit oui, vous venez de créer ce qui manquait à la première rencontre : une deuxième.
Et si tu proposais toi-même quelque chose ?
On attend souvent qu’un groupe existe déjà quelque part et qu’il suffise de le trouver.
Mais rien n’empêche de commencer beaucoup plus petit.
Tu as croisé deux personnes sympas à des moments différents ? Propose-leur un verre ensemble. Tu connais un gars qui aime marcher et un autre qui cherche à sortir davantage ? Organise une balade. Tu as envie de voir un film ? Demande simplement qui veut venir.
Pas besoin de créer une association, un groupe WhatsApp de cinquante personnes et un planning trimestriel.
Trois ou quatre personnes autour d’une table, c’est déjà une rencontre. Et pour quelqu’un d’un peu réservé, c’est souvent beaucoup plus agréable qu’une salle pleine de gens où il faut réussir à « aller vers les autres ».
Le résultat n’est pas garanti. Mais les amitiés commencent rarement avec une garantie.
Autour de Lorient, le problème est peut-être surtout de se trouver
À Paris ou dans une très grande ville, on peut choisir entre beaucoup de lieux et d’événements gays. Autour de Lorient, c’est différent.
Des hommes gays, il y en a évidemment. Simplement, ils ne sont pas tous au même endroit, ne fréquentent pas forcément les lieux LGBT+ et n’ont pas tous envie de passer par les applis pour rencontrer du monde.
Il faut donc parfois ouvrir plusieurs portes : une activité, une association, un événement, des connaissances communes, un groupe local ou une initiative informelle.
Si c’est précisément ta situation, nous avons consacré une page plus large à la façon de se faire des amis gays à Lorient et dans le Morbihan.
Et Copains dans tout ça ?
C’est justement parce que ce genre de rencontres n’est pas toujours simple autour de Lorient que nous avons eu envie d’essayer quelque chose.
Copains est une possibilité parmi d’autres. L’idée est simplement de mettre en contact quelques hommes gays qui cherchent réellement des relations amicales, puis de voir si le courant passe.
On préfère laisser la page d’accueil expliquer le projet plutôt que de tout répéter ici.
Et si tu veux savoir pourquoi cette idée nous tient à cœur, tu peux aussi lire Pourquoi j’ai eu envie de créer Copains.
Ça te parle ?
Si tu vis autour de Lorient et que toi aussi tu aimerais avoir quelques vrais copains gays près de chez toi, viens simplement découvrir l’idée.
Pas de promesse de « trouver tes nouveaux meilleurs amis ». Juste une façon différente de provoquer quelques rencontres et de voir ce qui peut en naître.
Découvrir CopainsLes contacts sont faciles à accumuler. Les copains, eux, demandent qu’on se revoie.